La Lettre Financière

Alimentation Couche-Tard : le bilan de l'année fiscale 2026

Alimentation Couche-Tard vient de boucler son année fiscale 2026. Pour les investisseurs, c'est le moment de faire le point — ce qui a fonctionné, ce qui mérite attention, et ce que les chiffres nous disent sur la trajectoire de l'entreprise.


Avant de plonger dans les chiffres, voici comment je regarde les résultats opérationnels d'une entreprise — et comment vous devriez les regarder aussi.

Mon cadre est simple, en trois étapes.

D'abord, les revenus et la marge brute — pour comprendre la mécanique fondamentale de l'entreprise. Combien gagne-t-elle sur chaque dollar vendu, et est-ce que cette rentabilité s'améliore dans le temps ?

Ensuite, l'EBIT(1-t) — la vraie marge opérationnelle après impôts. Vous entendez souvent parler d'EBITDA (ou BAIIA) dans les médias financiers, mais cette mesure ignore l'usure réelle des actifs de l'entreprise. Les équipements vieillissent, les usines se détériorent — ces coûts sont bien réels. L'EBIT(1-t) en tient compte.

Finalement, le réinvestissement net. C'est ici qu'on réconcilie deux réalités : d'un côté, les nouveaux investissements que l'entreprise fait pour croître — nouveaux équipements, nouvelles installations. De l'autre, l'usure des actifs existants — la dépréciation. En mettant ces deux éléments en contrebalance, on comprend ce que l'entreprise investit vraiment pour sa croissance, et non pas seulement pour maintenir ce qu'elle possède déjà. On y ajoute également les variations du fonds de roulement — l'argent immobilisé dans les opérations courantes de l'entreprise.

C'est ce montant net total, soustrait de l'EBIT(1-t), qui nous donne le FCFF — le cash qui reste après toutes les dépenses et tous les investissements nécessaires. C'est l'argent dont dispose l'entreprise pour rémunérer ses actionnaires et rembourser sa dette, si elle en a.

C'est avec cette lunette qu'on va regarder Couche-Tard. Prêt?

La « Lettre Financière à Dargis » est une publication à vocation informative et éducative. Son contenu ne constitue pas un conseil en investissement, une recommandation personnalisée, ni une sollicitation d’achat ou de vente de quelque valeur mobilière que ce soit. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Le portefeuille présenté est fictif. Toute décision d’investissement relève de la seule responsabilité du lecteur.